
Il s’agit d’une chaîne de production qui va de l’impression par sérigraphie jusqu’au finissage des tissus. La pression est constante tout au long de ce processus : les temps de cycle diminuent sans cesse, tandis que les couches d’encre s’accumulent. Un seul point de blocage peut entraîner l’arrêt de toute la chaîne de production. Le plus souvent, le problème réside dans le système UV. Lorsque la lampe ne parvient pas à maintenir une sortie spectrale constante à une vitesse de production élevée, cela entraîne un liant insuffisant entre les composants, des problèmes d’adhérence, et donc beaucoup de travail à refaire.
Ce qui compte vraiment, du point de vue technique La lampe UV à iode de gallium, avec une puissance de 5 kW et une tension de 400 V, n’est pas une lampe décorative ; elle est conçue pour le durcissement des matériaux en milieu industriel. Sa sortie spectrale est ajustée pour correspondre à la plage d’absorption des photoinitiateurs, avec des pics d’intensité lumineuse dans la plage de 380–420 nm. Ce profil de longueur d’onde permet à l’énergie de pénétrer dans les encres pigmentées et les couches épaisse, ce qui favorise la polymérisation à travers toute l’épaisseur du film. La puissance de 5 kW à 400 V assure la densité d’énergie nécessaire pour fonctionner à haute vitesse, où le temps d’exposition est mesuré en fractions de seconde. En combinaison avec le réflecteur et la couche dichromatique, ce système maximise la dose d’UV fournie, permettant ainsi que la réaction se produise en une seule passe.
Pourquoi c’est adapté au secteur textile Dans le secteur textile, cette lampe est également très utile pour les mêmes raisons. Elle permet de durcir les encres utilisées en sérigraphie sur les rouleaux, de fixer les encres numériques sur les tissus revêtus, et de terminer le finissage des couches fonctionnelles qui nécessitent un durcissement sans transfert de chaleur. La chimie du gallium iodide réduit la production d’ozone par rapport aux lampes à vapeur de mercure traditionnelles, ce qui simplifie la ventilation et maintient l’espace de travail propre. De plus, comme le durcissement se produit instantanément, l’encre se solidifie dès que le substrat quitte la zone de la lampe. Ainsi, on peut immédiatement empiler, plier ou laminer les pièces. Les avantages sont donc : des changements de produit plus rapides, moins de produits défectueux dus à des surfaces collantes, et une adhérence stable même sur les fibres synthétiques qui se déforment sous l’effet de la chaleur.
Les détails pratiques qu’il ne faut pas négliger L’installation est simple, mais la lampe nécessite des interfaces électriques et mécaniques adaptées. Avant de la remplacer, il convient de vérifier la géométrie du réflecteur, l’orientation de l’anode et du cathode, ainsi que la compatibilité avec le ballast d’allumage. Il faut également veiller à ce que la lampe fonctionne dans la plage de température spécifiée. Une température trop basse diminue l’efficacité de la lampe, tandis qu’une température trop élevée raccourcit la durée de vie des électrodes. La puissance de sortie de la lampe diminue avec le temps ; il est donc nécessaire de vérifier régulièrement son niveau de puissance, et de prévoir des pièces de rechange. C’est ainsi que l’on peut assurer une dose de rayonnement UV constante d’un cycle à l’autre.